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Votre entrepreneur est disponible. Mais votre projet est-il vraiment prêt?

Photo du rédacteur: Audrey Bernier-Perron
Audrey Bernier-Perron
il y a 6 heures
8 min de lecture

Vous venez d’acheter une maison.


La cuisine doit être refaite. Quelques murs pourraient être déplacés. Les planchers ont besoin d’amour. Vous commencez déjà à imaginer ce que l’espace pourrait devenir.


Puis une occasion se présente :


Votre entrepreneur pourrait commencer les travaux dans quelques semaines.


Soudainement, tout s’accélère. Même le rythme des battements de votre cœur.


✔ Il faut choisir la cuisine.

✔ Décider si ce mur disparaît.

✔ Trouver les matériaux.

✔ Faire les plans.

✔ Demander les soumissions.

✔ Commander ce qui doit l’être.


Et là, une question revient souvent dans ma boîte courriel :


« Est-ce qu’on peut avoir le design rapidement pour commencer les travaux? L’entrepreneur pourrait débuter notre projet dans six semaines. »


À ce stade, je comprends très bien cette demande et cette envie d’aller de l’avant.


Quand une possibilité concrète de commencer son projet se présente, on a l’impression qu’il faut la saisir. Qu’attendre signifie perdre du temps.


Mais après plus de vingt ans à accompagner des projets de rénovation, je pense exactement l’inverse.


Une disponibilité dans l’horaire d’un entrepreneur ne signifie pas nécessairement que votre projet est prêt à commencer.


Quelques semaines supplémentaires consacrées à réfléchir peuvent vous éviter des années à vivre avec des décisions prises trop rapidement.


Être prêt à rénover et être prêt à commencer les travaux, ce n’est pas la même chose


On pense souvent qu’un projet commence avec la démolition.


Pour moi, il commence bien avant.


Il commence quand on prend le temps de comprendre ce qu’on cherche réellement à transformer.


Parce qu’avant de déplacer un mur, encore faut-il savoir pourquoi on veut le déplacer.


Avant de remplacer une cuisine, il faut comprendre ce qui ne fonctionne réellement plus dans celle qui existe. Quels sont ces irritants du quotidien qu’on a fini par tolérer, simplement parce qu’on s’y est habitué?


Avant de choisir des matériaux, il faut aussi comprendre lesquels sont réellement pertinents pour notre quotidien, notre budget, notre santé, nos valeurs et la durée de vie qu’on souhaite donner au projet.


Et avant de demander combien coûtera la rénovation, il faut avoir suffisamment défini ce qu’on veut réellement transformer, mais aussi comment on veut vivre et se sentir dans cet espace.


Sinon, on demande à l’entrepreneur de chiffrer des décisions qui ne sont pas encore prises, ou pire encore, des décisions qui ne nous correspondent pas véritablement.


Et c’est souvent là que les choses commencent à se compliquer.


On change d’idée. On ajoute. On retire. On doute. On cherche encore quelque chose pour que l’espace nous ressemble davantage.


Et parfois, une fois les travaux terminés, quelque chose demeure inconfortable sans qu’on arrive réellement à mettre le doigt dessus.


L’espace est rénové à neuf.


Il est peut-être même très beau.


Mais il ne nous soutient pas profondément dans notre façon de vivre.


Une rénovation ne devrait pas commencer par les solutions


Pinterest et les tendances sont remplis de solutions.


Les salles de montre aussi.


On accroche nos désirs à :


  • un immense îlot;

  • un garde-manger walk-in;

  • des armoires jusqu’au plafond;

  • un mur complètement ouvert;

  • la céramique du moment;

  • la couleur que l’on voit partout.


Mais Pinterest, votre voisin, votre sœur ou l’influenceuse que vous suivez sur Instagram ne connaissent pas votre maison.


Ils ne connaissent ni son orientation, ni sa lumière, ni sa structure, ni ses contraintes, ni son histoire.


Et ils ne connaissent pas non plus votre vie.


Vos enfants. Votre énergie. Vos habitudes. Vos limites. Votre rythme. Votre quotidien.


Alors, avant toute chose, il faut apprendre à connaître sa propre façon de vivre.


Les matins pressés.

Les sacs qui atterrissent toujours au même endroit.

Les enfants qui font leurs devoirs sur l’îlot en laissant derrière eux quelques vestiges du déjeuner.

La personne qui cuisine pendant que l’autre range.

Votre manière de recevoir.

Ce que vous aimez conserver à portée de main.

Le conflit quotidien entre la porte du lave-vaisselle et celle de la cuisinière.


Et toutes ces petites choses qui vous irritent chaque jour sans que vous sachiez nécessairement pourquoi.


C’est à partir de là qu’un projet devrait commencer.


Pas par : « Qu’est-ce qu’on veut acheter? »


Mais plutôt :

« De quoi avons-nous réellement besoin pour mieux vivre ici? »


Le temps fait partie de la conception.


Je le dis souvent : le temps est probablement l’un des matériaux les plus sous-estimés d’un projet.


Pourtant, il ne figure sur aucun moodboard!

On ne peut pas le commander.

On ne peut pas le faire livrer plus rapidement.

Et malgré tout, on essaie constamment de le compresser, ce fameux temps.


Mais concevoir demande du temps.


✔ Du temps pour observer son lieu, autant que pour s’observer soi-même.

✔ Pour explorer plusieurs possibilités plutôt que de retenir la première.

✔ Pour vérifier la faisabilité.

✔ Pour comprendre les conséquences d’une décision sur toutes les autres.

✔ Pour faire évoluer le budget et l’échéancier.

✔ Pour coordonner les intervenants et communiquer.

✔ Pour choisir les matériaux.

✔ Pour trouver les bons artisans.

✔ Pour récupérer, transformer ou revaloriser certains éléments plutôt que de systématiquement acheter neuf pour tout.

✔ Et parfois, simplement, pour laisser une idée maturer.


Parce qu’un projet sain et durable ne cherche pas seulement à répondre à ce que vous aimez aujourd’hui. Il doit pouvoir accompagner la ou les personnes, et la famille que vous deviendrez dans les prochaines années.


Il doit pouvoir évoluer avec vous et rester naturellement agréable à vivre, comme un petit écosystème vivant plutôt qu’un décor figé dans le temps qu'on a peur d'abîmer.


Aller vite peut coûter beaucoup plus cher que d’attendre.


L’urgence donne souvent l’impression d’être efficace.


En rénovation, elle peut produire exactement l’effet inverse.


  • Un mur démoli et repositionné avant que l’aménagement soit complètement réfléchi.

  • Des prises électriques installées avant que les besoins soient définis.

  • Une cuisine commandée alors que les circulations auraient pu être améliorées.

  • Des matériaux ou des accessoires achetés trop tôt.

  • Des éléments existants retirés avant même de se demander s’ils pouvaient être conservés ou transformés.


T’sais, chaque changement effectué après coup entraîne quelque chose.


Du temps.

De la main-d’œuvre.

De nouveaux matériaux.

Des commandes supplémentaires.

Des déchets.

De l’argent.

Et aussi du stress, de l’incompréhension, de l'inquiétude et parfois des mésententes entre les différentes personnes impliquées dans le projet.


Ce n’est donc pas seulement une question de design.


Prendre le temps de concevoir est aussi une stratégie financière, environnementale et humaine.


Une décision qui n’a pas besoin d’être corrigée est presque toujours plus économique et plus écologique qu’une décision prise trop rapidement.


Tout n’a peut-être pas besoin d’être démoli.


C’est également ce que l’urgence nous empêche parfois de voir.


Lorsque notre premier réflexe est de commencer les travaux, on regarde rapidement l’espace en fonction de ce qui doit disparaître.


Mais lorsqu’on prend le temps de réellement l’observer, une autre question devient possible :

Qu’est-ce qui mérite de rester?


✔ Une cuisine peut parfois être reconfigurée à partir de ce qui existe plutôt que complètement remplacée.

✔ Des caissons peuvent être conservés.

✔ Un plancher peut être réparé.

✔ Une porte existante peut être déplacée et repositionnée.

✔ Un meuble peut être transformé, ou simplement placé ailleurs pour retrouver toute sa valeur.

✔ Un matériau peut être récupéré dans une autre partie de la maison.

✔ Et un élément qu’on croyait désuet peut devenir précisément ce qui donnera une âme au nouvel espace.


La première décision durable était simplement de moins consommer?


On associe encore beaucoup la rénovation écoresponsable au fait de choisir de meilleurs matériaux, des produits plus sains ou des options locales. Et oui, tout ça compte.


Mais il existe une étape encore plus fondamentale : se demander si on a réellement besoin de remplacer ce qui est déjà là.


La déconsommation, ce n’est pas se priver ni renoncer à créer un espace magnifique. C’est sortir du réflexe automatique qui nous pousse à croire que transformer signifie nécessairement acheter du neuf.


C’est conserver ce qui fonctionne. Réparer ce qui peut l’être. Transformer ce qui a encore du potentiel. Acheter moins, mais mieux lorsque c’est réellement nécessaire.


Et surtout, cesser de mesurer la réussite d’une rénovation à la quantité de choses qu’on aura remplacées.


Parce que parfois, la décision la plus durable, la plus économique, et même la plus créative, est celle qui consiste simplement à faire davantage avec ce qui existe déjà.


Le réemploi et la revalorisation demandent rarement moins de créativité.

Ils en demandent souvent davantage.


Parce qu’il faut regarder ce qui existe autrement.


Et je comprends que ce ne soit pas toujours évident.

Lorsqu’on vit depuis des années dans la même configuration, on finit par ne plus voir les possibilités. Notre cerveau connaît tellement bien l’espace tel qu’il est qu’il devient difficile de l’imaginer autrement.


Il faut apprendre à regarder au-delà de ce qui est devant nous pour imaginer ce que ça pourrait devenir.


Et ce regard-là demande, lui aussi, du temps.


Votre budget a lui aussi besoin d’une direction.


Un budget de rénovation, ce n’est pas simplement une somme minimale ou maximale qu’on inscrit dans une case.


Au départ, bien sûr, une enveloppe permet de définir certains paramètres.


Mais ensuite, le budget devient essentiellement un cadre de décision.


Et pour bien l’utiliser, il faut déterminer ce qui mérite réellement votre investissement.


  • Peut-être qu’une modification structurale transformera complètement votre quotidien.

  • Ou peut-être qu’elle n’apportera finalement pas suffisamment de valeur pour justifier son coût.

  • Peut-être vaut-il mieux investir davantage dans les armoires que vous utiliserez quotidiennement et conserver le plancher existant.

  • Ou investir dans une meilleure ventilation plutôt que dans une finition plus spectaculaire.


Il n’existe pas une réponse universelle.

Parce que chaque personne est différente.

Chaque famille aussi.

Tout comme son mode de vie, ses valeurs, ses priorités, son budget, et le lieu lui-même.


Le bon investissement est celui qui est cohérent avec votre réalité.


C’est justement pour cette raison qu’il est difficile d’établir la valeur réelle d’un projet uniquement à partir d’une liste de travaux.


Il faut d’abord comprendre les priorités, les contraintes, les besoins et les désirs qui se cachent derrière cette liste.


Alors, quand votre projet est-il réellement prêt?


Pas lorsque vous avez sauvegardé suffisamment d’images sur Pinterest.

Pas lorsque vous connaissez la couleur que vous aimeriez pour vos armoires.

Et pas nécessairement lorsque votre entrepreneur vous annonce une disponibilité alors que le plan, les matériaux et les détails du projet ne sont pas encore définis.


  • Votre projet commence à être prêt lorsque vous comprenez suffisamment bien pourquoi vous rénovez pour être capable de prendre des décisions cohérentes lorsqu’arrivera le moment de déterminer comment vous allez rénover.


✔ Lorsque vos besoins sont clairs.

✔ Lorsque vos priorités sont établies.

✔ Lorsque votre budget et vos ambitions commencent à se parler.

✔ Lorsque vous savez ce qui mérite d’être conservé, amélioré, transformé ou remplacé.

✔ Lorsque la conception est suffisamment avancée pour que les personnes de confiance qui réaliseront les travaux puissent travailler à partir de décisions réfléchies plutôt que d’improviser au fur et à mesure.


À ce moment-là, l’entrepreneur n’a plus à dicter le projet par sa disponibilité.

Il peut en assurer la réalisation et la gestion, en coordination avec l’équipe de professionnels et avec vous.


Et il peut faire ce qu’il fait de mieux : le réaliser.


Avant les soumissions, il y a la cartographie de votre projet.


C’est précisément devant ce constat que j’ai créé CARTOGRAPHIE.


Parce qu’il existe un espace immense entre :

« J’aimerais rénover ma cuisine. »

et

« Je suis prête à faire concevoir et réaliser ma rénovation. »


Et cet espace est trop souvent laissé vide.


Cartographie est une démarche autonome en 5 étapes que j’ai conçue pour vous aider à ralentir au bon moment : avant les travaux, avant les plans techniques et avant que les décisions deviennent urgentes.


✔ Pour observer votre quotidien.

✔ Comprendre vos véritables besoins.

✔ Faire la différence entre vos envies et vos irritants réels.

✔ Distinguer ce qui mérite d’être conservé de ce qui mérite réellement d’être transformé.

✔ Réfléchir à votre budget comme un outil de priorisation plutôt que comme une simple limite.

✔ Mieux réfléchir aux professionnels et aux artisans qui devraient vous accompagner.

✔ Et surtout, construire une vision plus claire de votre future cuisine avant que les décisions deviennent urgentes, stressantes et coûteuses.


Cartographier son projet, c’est aussi apprendre à distinguer ce dont on a réellement besoin de ce qu’on nous a appris à vouloir.


Parce qu’avant d’investir des dizaines de milliers de dollars dans une cuisine, quelques heures consacrées à comprendre ce dont vous avez réellement besoin peuvent complètement changer la direction du projet.


Et rendre plus fluide et plus apaisant tout ce qui viendra ensuite : la conception, les choix, les travaux… mais aussi les nombreuses années pendant lesquelles vous habiterez cet espace.


Votre rénovation de cuisine ne commence pas avec le premier coup de marteau.


Elle commence avec les décisions qui viennent AVANT.

La démarche est maintenant disponible, juste à cliquer sur le lien turquoise.

Je vous invite à commencez par là, avant tout.


Seulement 55$


AUB&CO Intérieurs

L'art d'habiter avec plus de conscience, de cohérence et de sens.

 
 
 

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